Dis madame c'est quoi le yaoi?

Publié le par event-yaoi.over-blog.com

 

 

Le Yaoi (やおい), aussi connu sous le nom de Boy’s Love, est un terme populaire japonais pour les fictions traitant de l’homosexualité entre homme. Généralement écrit par des femmes pour des femmes, ils font référence aux mangas, dessins-animes, jeux vidéo, romans et écrits (et dessins) amateurs qui idéalisent les relations gays.

Il y a généralement deux personnages principaux dans l’intrigue : le seme (攻め littéralement l’attaquant) qui poursuit le uke (受け litt. Celui qui reçoit).

Historique

Au Japon

Au Japon, le terme a largement été remplacé par la rubrique Boy’s Love, qui englobe à la fois les parodie, les travaux originaux et commerciaux aussi bien que les dōjinshi[1]. Pourtant appelé « Amour de garçon » le genre comprend des histoires de préadolescent comme d’hommes plus vieux. En ce qui concerne les histoires concernant les petits garçons ils représentent un  genre distinct appelé shotacon.

Le yaoi a commencé à faire son apparition, au Japon, sur le marché du dôjinshi vers la fin des années 70/début des années 80 comme une extension du shônen-ai (少年愛) (aussi appelé « Juné » ou « Tanbi »). Mais alors que le shônen-ai (qu’il soit issu de dōjinshi ou d’œuvres publiées par des maisons d’édition) désignait systématiquement des œuvres originales, le yaoi consistait en la parodie d’anime et de manga shônen populaires, tels que Captain Tsubasa (Olive et Tom, NdT) et Saint Seiya.

Yaoi est un acronyme créé sur le marché du dōjinshi dans la fin des années 1970 par Yasuko Sakata et Akiko Hatsu, popularisé dans les années 1980. Il signifie Yama nashi, ochi nashi, imi nashi (ヤマなし、オチなし、意味なし) soit « Pas de pic, pas de chute, pas d'histoire ».Cette phrase à été utilisé dans un premier temps comme « un euphémisme au vue du contenu » et faisait référence, contrairement aux shōnen-ai « difficile à comprendre » du Year 24 Group, ce concentrait sur les « moments croustillants ». Cette phrase parodie également le style classique d’intrigue. Kubota Mitsuyoshi disait que Osamu Tezuka utilisait Yama nashi, ochi nashi, imi nashi pour rejeter les maga de pauvre qualité et que c’était approprié aux précurseur des autheurs Yaoi. Ainsi en 1998 le terme Yaoi était considéré comme une connaissance commune aux fans de manga. Une traduction alternative, venant des fans femme de Yaoi, pour Yaoi est Yamete, oshiri ga itai (やめて お尻が 痛い, "Arrête, j’ai mal au cul!").

En France

Si Zetsuai est le premier manga yaoi sortie en France (30 Mai 2000), par Tonkam, on retrouve néanmoins des titres plus ambigue sorti bien avant. On peut citer pour exemple le célèbre Banana Fish de Akimi Yoshida (1986) publié en France par Panini. Malgrés tout, les premiers titres Boy's Love sortie en France ne se font pas remarquer (Zetsuai, New York New York, Kizuna, Ludwig II ...). Tokyo Babylon, un titre des célèbres Clamp débarque en 1996 en France.

Mais il faudra attendre 2005 pour qu'un Boy's Love plus populaire soit édité. Il s'agit de Gravitation (18 Mai 2005) publié en France par Taifu. Pendant ce temps, une petite mais solide communauté c'est formé via internet grace notement aux fanfictions puis via les scantrads. De rare animes Yaoi/slash sont mis à disposition grace aux teams de scantrad, tel que Gravitation, Yami no Matsuei, Sukisyo ou bien encore Loveless. En plus de Gravitation, d'autres mangas (dont certains sont adaptés en animes voir même fansubé) sont publiés : Loveless, Les descendants des ténèbres, Compte Cain . Il s'agit d'oeuvres tendancieuses où la relation entres les protagonistes est plus qu'ambigue sans jamais être explicite.

Mais c'est en 2007 qu'explose en France le genre Boy's Love, avec le titre Jeu du chat et de la souris publié par Asuka, vendu à plus de 30 000 exemplaires! Un reccord. Depuis les licences s'enchainents, les titres les plus célèbres se vendant aux alentours de 10 000 exemplaires. Trois label Boy's Love ont fait leur apparitions chez Tonkam, Taifu et Asuka mais d'autres maisons se sont également mis au Yaoi : Samji (spécialisé dans les manwhas), Edition H (maison d'édition spécialisé dans le Boy's Love)... Une maison d'édition, Les éditions Muffins, c'est même lancé dans la publication de roman Boy's Love depuis presque 2 ans.

 

Les différentes appellations

Juné

Une des premières – et plus courantes – appellations du BL au Japon était « Juné » (ジュネ), et avait pour origine le nom d’un magazine, June, qui publiait des romances tanbi (耽美, « esthétique ») mettant en scène des relations entre hommes, écrites dans un but de gloire à la Beauté, ainsi que des romances entre hommes mûrs et jeunes éphèbes, le tout étant écrit dans un langage particulièrement fleuri utilisant des kanji relativement inhabituels. La mangaka Mori Mari, dans Koibito tachi no mori (恋人たちの森, « La forêt des amants »), le premier manga réellement considéré comme BL, utilisait des kanji tellement inhabituels pour les noms de ses personnages qu’elle a fini par les convertir en katakana.

Kaoru Kurimoto, une mangaka de la fin des années 70, a vu ses œuvres shônen-ai décrites comme « précurseurs du yaoi ». Le terme « juné » a finalement été délaissé à la faveur de « BL », qui reste à ce jour la dénomination la plus courante.

801

Un autre terme pour yaoi est « 801 ». « 801 » peut, en japonais, se lire « yaoi » de la façon suivante : une des façons les plus courtes de lire le chiffre 8 est « ya », 0 peut se lire « o » - l’influence occidentale, sans aucun doute, tandis que 1, dans sa lecture la plus courte, peut se dire « i ». Exemple, un manga publié sur internet s’appele Tonari no 801-chan (« Ma voisine Yaoi-chan», NdT), et met en scène un otaku[2] qui sort avec une fujoshi[3]. Il a par la suite été adapté en shôjo manga et en film. 801-chan, la mascotte d’un centre commercial japonais, est utilisée dans ce manga.

Bara

Les créateurs et fans de BL prennent cependant garde à distinguer ce genre du bara (ou barazoku que l'ont traduira tribu de rose cf article connexe), qui comprend les « manga gay », qui sont des œuvres créées par et pour des hommes gay. Il existe cependant des mangaka[4] hommes qui écrivent/dessinent du yaoi. Le yuri quant à lui est un terme couvrant plus de facettes que le yaoi, en ce sens qu’il fait référence aux manga mettant en scène des relations homosexuelles entre femmes et pour un public très large, qu’il soit masculin (plutôt hétérosexuel) ou féminin (hétérosexuel ou homosexuel). Le yuri réalisé par et pour des femmes lesbiennes est un peu la version féminine du bara, alors que le yuri écrit/dessiné par des hommes se rapproche plus du yaoi écrit/dessiné par des femmes, en ce sens que dans les deux cas, le public visé est celui du sexe opposé et que l’histoire n’a pas pour but d’être réaliste dans sa description des relations homosexuelles.

 

La différentiation des termes

Au Japon

Différentes significations sont attribuées aux termes yaoi et Boy’s Love : souvent le yaoi désigne des histoires plus explicites que le Boy’s Love. Bien que shōnen-ai signifie littéralement Boy’s love les deux termes ne sont pas synonymes. Au Japon, shōnen-ai est utilisé pour désigner un sous genre maintenant obsolète du manga féminin traitant des relations d’abord platonique puis romantique et enfin sexuelle entre des adolescents prépubères. Le terme était, à l’origine, utilisé pour décrire l’amour des éphèbes dans un contexte scolaire. Boy’s Love, d’un autre côté, fait référence à des titres au contenu parfois sexuel ou bien  à l’âge plus mature des personnage dans l’histoire.

Le Yaoi (comme il continu d’être appelé par les fans anglais et les francophones) s’est étendu au-delà du Japon : les deux termes ont été traduit et sont maintenant disponible dans beaucoup de pays et de langues.

A l’étranger

Yaoi est devenu un terme global en occident pour les mangas féminins, ou des bandes dessinées d’influence japonaise, avec des relations homosexuelles masculines ; c’est aussi le terme privilégié pour la publication de manga en Amérique. Actuellement le terme utilisé pour viser le public féminin au Japon est Boy’s Love. Le BL vise une population essentiellement féminine, à partir de l’adolescence ; il représente une catégorie à part. Au Japon, le terme Yaoi comprend également les dōjinshi et les scènes de sexe explicite. Cependant il n’inclus pas le gei comi, qui es fait par et pour des hommes gays.

Les termes yaoi et shonen ai sont parfois utilises par les fans occidentaux pour différentier le contenu de ce genre de manga. Dans ce cas, Yaoi est utilisé pour décrire les titres qui contiennent une large proportion de scène de sexe et d’autres termes abordant le sexe, tandis que le shōnen-ai est utilisé pour décrire les titres qui se concentrent plus sur la relation romantique et n’incluent pas le sujet du sexe. Prenons pour exemple le manga Gravitation qui est considéré comme un shōnen-ai du fait qu’il se concentre sur la carrière des personnages plutôt que sur leur histoire d’amour tandis que Gravitation Remix et Megamix dōjinshi du même auteur qui sont plus concentré sur la sexualité des personnages est considéré comme un yaoi. Parfois le mot hentai est utilisé comme additionnel à Yaoi – Yaoi Hentai- pour désigner les titres les plus explicites. Le terme Yaoi peut être utilisé par des fans comme un label à propos d’animes ou de mangas basés sur des fictions homosexuelles.

Le terme « slash », plus connu dans le monde de la fanfiction[5], est utilisé lorsque l’auteur met en scène une relation entre deux personnages qui n’existe pas dans l’original.

 

Sandra



[1] Dojinshi : bande dessinée amateur ou professionnelle reprenant des personnages déjà existant

[2] Garçon fan de manga, qui ne vit que de manga, qui respire le manga, qui collectionne le manga, qui vénère le manga.

[3] Fille fan de yaoi, qui ne vit que de yaoi, qui respire le yaoi, qui collectionne le yaoi, qui vénère le yaoi.

[4] Mangaka : dessinateur de manga

[5] Ecrits amateurs à propos de séries, livres, films ou personnes déjà existants


Source :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yaoi

http://en.wikipedia.org/wiki/Yaoi (traduite partiellement par Sandra)

http://www.yaoi-juice.com/site/site.php?page=dossier/decouvrir/Histoire_Yaoi&PHPSESSID=1c0acc930c0a84bfbe0406caab64fc3e 

 

 

 

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